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Secrétariat aux affaires autochtones
Accueil > Centre de presse > Communiqués > 2001 > Communiqué du 6 février 2001

LE MINISTRE CHEVRETTE ET LES LEADERS AUTOCHTONES FONT VALOIR L’URGENCE D’AGIR EN CONCERTATION POUR L’AVENIR DES JEUNES

Bruxelles, le 6 février 2001 – Le ministre des Transports, ministre délégué aux Affaires autochtones et ministre responsable de la Faune et des parcs, M. Guy Chevrette, le président de la société Makivik, M. Pita Aatami, le chef de la communauté attikamek d’Obedjiwan, M. Simon Awashish, et le chef de la communauté innue de Mashteuiatsh, M. Clifford Moar, ont conclu aujourd’hui à Bruxelles la seconde partie de leur mission européenne.

Au cours de ce séjour dans la capitale belge, le ministre Chevrette et les leaders autochtones ont notamment animé deux séminaires portant sur l’évolution des rapports entre les nations autochtones et le gouvernement du Québec. Ces séminaires regroupaient plusieurs participants issus des milieux universitaires, culturels et politiques ainsi que des représentants de médias belges. En plus d’approfondir leurs connaissances des relations entre le Québec et les Autochtones, l’auditoire s’est montré particulièrement intéressé aux réalités culturelles et sociales des Autochtones.

« Les Belges ont été très étonnés d’apprendre que la population autochtone, qui représente un peu plus de 1 % de la population québécoise, se compose à 60 % de jeunes âgés de moins de 30 ans et de 34 % de jeunes de moins de 15 ans. En tant que gouvernement responsable, il y a urgence d’agir. Nous avons le devoir d’intervenir en concertation avec les communautés autochtones et de poser des gestes concrets afin d’assurer un avenir à ces jeunes et ce, dans une perspective d’équité entre les habitants d’un même territoire », a déclaré le ministre Chevrette.

Après avoir entretenu les participants des réalités de sa communauté, le chef des Attikameks d’Obedjiwan a également souligné l’importance de cette collaboration entre le gouvernement québécois et sa communauté. « Notre avenir repose sur les jeunes. Les partenariats établis avec le Québec visent justement à leur assurer un avenir meilleur. Voilà l’essentiel du message livré aux Européens », a indiqué M. Awashish.

La délégation a de plus rencontré plusieurs membres du parlement européen et des différentes institutions belges. Au parlement européen, la délégation a été présentée aux membres de la Commission des affaires étrangères, des droits de l’homme, de la sécurité commune et de la politique de défense, présidée par M. Elmar Brok. La délégation a également eu l’occasion de s’entretenir avec le rapporteur sur les droits internationaux et la politique de l’Union européenne en matière de droits de l’homme, M. Matti Wuori. Le ministre et les leaders autochtones ont échangé avec lui sur la problématique de l’équilibre entre droits individuels et droits collectifs. Ils ont ainsi fait référence à la difficulté de réaliser des projets collectifs, même s’ils ont reçu l’appui de la majorité, lorsqu’ils entrent en conflit avec les droits de certains individus.

Également, les membres de la délégation ont eu le plaisir de rencontrer les organisateurs d’un voyage culturel et pédagogique qui amènera, en mai prochain, une vingtaine de jeunes Belges au Québec. Au cours de ce voyage, ces jeunes auront l’occasion de se rendre dans des communautés huronne, innues et mohawk. « C’est un plaisir pour moi de constater l’intérêt que suscitent nos communautés autochtones sur la scène internationale. Grâce à des contacts privilégiés, ces jeunes découvriront ainsi la diversité québécoise à travers l’authenticité des cultures autochtones », de souligner M. Chevrette.

« Ces deux jours à Bruxelles ont globalement permis de donner aux dirigeants belges et européens une nouvelle perspective sur la réalité autochtone. Ils détenaient déjà certaines connaissances, mais je suis convaincu qu’ils ont maintenant une vision plus complète des questions autochtones, notamment en ce qui a trait à la préservation de nos langues et de nos cultures ainsi que de leur transmission à nos jeunes », de souligner le chef de Mashteuiatsh, M. Moar.

Avant de quitter Bruxelles, le président de la Société Makivik, M. Pita Aatami, aura pour sa part l’occasion de rencontrer M. Michel Govaerts, vice-président exécutif de la société Ziegler et vice- président de l’Union des entreprises belges, afin de discuter d’un projet de distribution et de vente d’art inuit en Belgique. Cet entretien devrait permettre d’établir les assises d’un partenariat d’affaires entre les Inuits du Québec et une société privée belge, ce qui contribuera sans doute au développement économique du Nunavik tout en assurant la sauvegarde et la diffusion de l’art traditionnel inuit.

Le ministre et les leaders autochtones dressent donc un bilan positif de ce séjour qui leur a permis de développer un réseau de relayeurs afin de mieux faire connaître au plan international les efforts consacrés à l’harmonisation des relations entre le Québec et les Autochtones. « Ce séjour a été des plus bénéfiques. À travers des rencontres et des discussions très riches, nous avons permis à des décideurs et à des intervenants importants sur la scène internationale d’approfondir leurs connaissances de notre réalité », de conclure M. Aatami.

Reconnaissance du permis québécois par la Belgique

Le ministre Chevrette a profité de son séjour à Bruxelles pour rencontrer la vice-première ministre de la Belgique et ministre de la Mobilité et des Transports, Mme Isabelle Durant, afin de discuter de la reconnaissance du permis de conduire québécois par la Belgique.

« Le règlement de ce dossier traîne depuis plus de 25 ans, sans aucune raison particulière. Le Québec reconnaît le permis belge, il est donc légitime de s’attendre à la réciprocité de la part des autorités belges », a fait valoir le ministre Chevrette auprès de son homologue. C’est la première fois que les deux ministres des Transports se rencontraient à ce sujet et ils ont convenu d’accélérer le processus de règlement du dossier.

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Source :
Édith Rochette
Attachée de presse
(418) 643-6980

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