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Secrétariat aux affaires autochtones
Accueil > Centre de presse > Communiqués > 2003 > Communiqués du 21 janvier 2003

« Le Québec doit négocier et les communautés concernées doivent être partie prenante »

Québec, 21 janvier 2003 - Le mandataire spécial du gouvernement du Québec la proposition d’entente de principe avec les Innus, M Guy Chevrette, constate une réalité incontournable : les populations et les leaders des communautés du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord sont majoritairement en faveur d’une négociation avec les Innus, mais pas à n’importe quel prix.

« Les Autochtones ont des droits. Les plus hauts tribunaux les reconnaissent, mais ces droits ne sont pas définis. Le gouvernement du Québec est placé devant des incertitudes juridiques. Depuis près de trente ans, les jugements concluent invariablement que les Autochtones ont des droits et que les parties doivent en négocier la portée. Il faut cesser d’investir des fonds publics dans des batailles juridiques stériles. Il faut clarifier la situation et, pour ce faire, Québecois et Innus doivent négocier » a indiqué M. Chevrette.

Seule une infime partie des groupes et des citoyens refuse d’admettre l’état du droit. Ces groupes et ces citoyens prônent un retour devant les tribunaux. À l’opposé, une forte majorité de gens comprennent que seule la négociation peut permettre de définir ces droits et que, sans entente avec les Innus, l’incertitude juridique, source de tensions entre communautés, va perdurer.

Des craintes sont toutefois palpables. Certains appréhendent, notamment, que les négociations entraînent l’accroissement des droits reconnus aux Autochtones en matière de chasse et de pêche. Or, dans les faits, ces droits ne peuvent être plus importants qu’ils ne le sont actuellement puisque leur portée n’est pas définie!

NÉGOCIER DIFFÉREMMENT

Dans ce contexte, le mandataire du gouvernement soumet une série de recommandations :

Participation des populations régionales au processus de négociation;
Définitions claires de la pratique d’Innu Aitun (activités traditionnelles) des Innus;
Clarification des territoires sur lesquels ces activités peuvent être pratiquées;
Modernisation du régime des réserves à castor;
Réciprocité quant aux mécanismes de gestion et de contrôle du prélèvement des espèces;
Bon voisinage.

NÉGOCIER EN TOUTE ÉQUITÉ

Le fondement des négociations avec les Innus repose à la fois sur l’histoire, les jugements de la Cour suprême, la volonté politique des gouvernements et la nécessité d’harmoniser et de clarifier nos relations. Toutes les parties ont avantage à négocier.

Pour les Innus, une entente signifie la définition de l’exercice de leur autonomie gouvernementale, la maîtrise de leur développement, l’émancipation en regard de l’état de dépendance dans lequel ils ont été confinés et des emplois pour leur jeunesse.

« Comment rester insensible quand 35 % des populations innues ont moins de 15 ans et que les taux de chômage sont endémiques et atteignent, dans certains cas, 60 %? », a souligné Guy Chevrette.

Pour les Québécois, une entente voudra dire la levée des incertitudes juridiques, l’harmonisation des pratiques en matière de chasse et de pêche et l’établissement de règles claires en matière de fiscalité et de développement économique.

« Le territoire est vaste, chacun doit y trouver sa place, chacun a droit à la dignité et à la reconnaissance », a conclu M Chevrette.

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Pour information :
Bernard Plante
Attaché de presse de M. Chevrette
(418) 643-2590

Signature gouvernementale
Secrétariat aux affaires autochtones
905, avenue Honoré-Mercier, 1er étage - Québec (Qc)  G1R 5M6 - 418 643-3166
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