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Secrétariat aux affaires autochtones

Rapport d’enquête de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse sur les services de protection de la jeunesse dans la baie d’Ungava et la baie d’Hudson

Le gouvernement du Québec poursuivra les mesures de redressement entamées et donnera suite aux recommandations de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Québec, le 27 juin 2007. – Le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, des Affaires autochtones et de la région du Nord-du-Québec, M. Benoît Pelletier, a réagi aujourd’hui, au nom du gouvernement du Québec, à la publication du rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse sur les services de protection de la jeunesse dans la baie d’Ungava et la baie d’Hudson. Rappelant que nul ne peut demeurer inactif devant l’ampleur des problèmes sociaux vécus au Nunavik et touchant particulièrement la sécurité et le bien-être des jeunes Inuits, le ministre a tenu à lancer un message de mobilisation et à citer les moyens d’action mis en œuvre jusqu’ici pour redresser la situation. Il a également affirmé que le gouvernement donnera suite, de concert avec les autorités locales, aux recommandations présentées par la Commission.

D’entrée de jeu, le ministre a mentionné que la sécurité des enfants doit demeurer au cœur des priorités de tous les intervenants et de la population touchée. « Le bien-être des enfants du Nunavik est la responsabilité de tous. Nous devons unir nos efforts et nous assurer que les actions entreprises modifient le climat de violence qui caractérise malheureusement le milieu de vie des jeunes et de leur famille. Nous ne pouvons tolérer pareille situation. Voilà pourquoi le gouvernement du Québec n’a pas attendu les conclusions de ce rapport d’enquête pour agir. Depuis près de deux ans, un accompagnement externe s’effectue auprès des autorités du Nunavik afin d’apporter les correctifs qui s’imposent à l’application de la Loi sur la protection de la jeunesse. Cette mesure d’exception se poursuivra; elle sera dorénavant liée à une nouvelle série de mesures », a déclaré M. Pelletier.

Le rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse émane d’une plainte soulevée en 2002. Les exposés factuels sur ce que vivent les enfants pris en charge par les directions de la protection de la jeunesse de l’Ungava et de la baie d’Hudson ont été transmis au ministère de la Santé et des services sociaux les 30 mars 2005 et 29 octobre 2006. Sans tarder, des mesures ont été mises en place afin de réorganiser les services offerts et de répondre de façon plus efficace aux besoins criants des enfants et des communautés.

M. Pelletier a précisé que dix visites ont ainsi été effectuées au Nunavik par les accompagnateurs mandatés par le ministère de la Santé et des Services sociaux entre octobre 2005 et mai 2007. Le mandat d’accompagnement a pour objet une meilleure compréhension de la Loi sur la protection de la jeunesse par le personnel en place, l’évaluation complète des besoins en matière de formation et de supervision, la clarification des responsabilités des différentes autorités, l’implantation de mesures de redressement de la situation et une amélioration importante des services offerts aux enfants. L’accompagnement sera maintenu et sera jumelé aux moyens d’action recommandés dans le rapport soumis aujourd’hui. De plus, le ministre a signalé que, déjà, des améliorations ont été notées par la Commission.

Le ministre Pelletier a conclu en réitérant l’appui que le gouvernement du Québec accorde aux recommandations de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. « La Commission émet une vingtaine de recommandations en vue de fournir une réponse adaptée aux besoins de protection et de stabilité des enfants et d’assurer une meilleure prévention en ce qui a trait aux agressions, aux problèmes de toxicomanie et au suicide. En collaboration avec mes collègues, c’est-à-dire le ministre de la Santé et des Services sociaux et le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, nous veillerons à mobiliser tous les intervenants afin de changer la situation de manière significative et de favoriser l’éclosion de milieux de vie qui conviennent à ces enfants. La communauté du Nunavik est jeune, puisque près de la moitié de ses membres ont moins de 18 ans. Nous devons lui permettre de grandir, de s’épanouir. Nous lançons donc un appel particulier à tous les acteurs concernés : les dirigeants de la communauté, la Régie de la santé et des services sociaux du Nunavik, les directions de la protection de la jeunesse et tous les intervenants agissant  quotidiennement auprès des enfants. »

 

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Mise en ligne : 27 juin 2007