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Secrétariat aux affaires autochtones

Allocution de de la ministre déléguée aux Affaires autochtones, Élizabeth Larouche, à l'occasion du Forum de la solidarité

Le 13 mars 2013

(La version prononcée fait foi.)

Chers collègues,

Merci de m’accueillir aujourd’hui.

Nous sommes réunis cet après-midi parce que nous partageons tous le même objectif, soit d’unir nos  actions pour lutter de façon efficace contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

En tant que ministre déléguée aux Affaires autochtones, je suis soucieuse des conditions de vie et de l’état de santé des Premières Nations et des Inuits du Québec. Depuis mon entrée en fonction, j’ai visité plusieurs communautés autochtones et ce travail de terrain m’a permis de mieux comprendre les enjeux et les défis auxquels font face les communautés autochtones.

Les conséquences de la pauvreté et de l’exclusion sociale pour les Autochtones sont telles qu’une intervention concrète et structurante est plus que nécessaire.

L’automne dernier, la 2e phase de L’Enquête régionale sur la santé des Premières Nations du Québec a été dévoilée. Le portrait global des Premières Nations que dresse cette étude est pour le moins très préoccupant.

On y indique, entres autres, que moins de la moitié des adultes autochtones détiennent un diplôme d’études secondaires. Cette donnée explique en partie pourquoi plus de 50 % des adultes gagnent un revenu annuel se situant sous les 20 000 $.

Cette enquête démontre également que les problèmes d'alcoolisme et de consommation constituent le principal obstacle auquel les communautés sont confrontées, suivis par les difficultés liées à l’emploi et l’accès au logement. L’indice de détresse psychologique est également très élevé, particulièrement chez les jeunes autochtones. Ils seraient deux fois plus nombreux, toutes proportions gardées, à se suicider que les Québécois.

Manifestement, il y a urgence d’agir.

C’est pourquoi le Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale consacre un important volet d’intervention spécifique au milieu autochtone. On y propose des mesures concernant la persévérance scolaire, l’emploi, le logement et l’amélioration de la qualité de vie globale des Autochtones. Ce plan vise aussi à réduire la marginalisation.

À ce jour, les Québécois connaissent peu ou pas les Premières Nations et les Inuits. L’exclusion que vivent ces peuples proviendrait principalement de cette méconnaissance et de la persistance de préjugés à leur égard. Travailler à la valorisation et au respect des peuples autochtones est un défi de société et, en tant que ministre, il est de mon devoir de sensibiliser les Québécoises et les Québécois aux réalités autochtones.

Le Secrétariat aux affaires autochtones joue aussi un rôle de premier plan en ce qui a trait à l’enrichissement des Inuits et des Premières Nations ainsi qu’à leur inclusion sociale. Dernièrement, plusieurs initiatives ont été prises en ce sens. Je pense essentiellement à trois actions.

D’abord, le renouvellement d’ententes dans le cadre du Fonds d’initiatives autochtones II, qui soutient ces nations tant dans leur développement économique que social et communautaire. Depuis mon entrée en fonction, sept nouvelles ententes ont été signées avec la gouvernance des communautés d’une valeur de plus de 10 millions de dollars.

Aussi, j’entends mettre en place prochainement des comités Québec-Premières Nations et Québec-Inuits sous la coordination partagée du Secrétariat et du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Ces comités établiront des priorités d’actions et feront les arrimages nécessaires avec les différents paliers de gouvernement.

Enfin, comme troisième action concrète, je mentionnerai la signature de l’Alliance pour la solidarité, le 29 janvier dernier, en partenariat avec la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador. Dotée d’une enveloppe de près de 3,5 M$, cette alliance vise globalement à lutter contre la pauvreté et l’exclusion chez les Autochtones.

Avant de terminer, je souhaite vous assurer de mon entière disponibilité et collaboration. Cette lutte concerne l’ensemble des acteurs de la société québécoise. Notre gouvernement ne peut pas faire partenaire seul dans cette mission. L’implication de tout un chacun est essentielle si nous désirons améliorer les conditions de vie des Autochtones. J’ai pleinement confiance en notre capacité de maintenir le dialogue, de trouver des solutions concrètes et d’entreprendre rapidement des actions porteuses.

Je vous remercie.

Signature gouvernementale
Secrétariat aux affaires autochtones
905, avenue Honoré-Mercier, 1er étage - Québec (Qc)  G1R 5M6 - 418 643-3166
Online as of: February 18, 2013