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Secrétariat aux affaires autochtones

Allocution de Mme Élizabeth Larouche à l'occasion de la rencontre entre les ministres responsables des Affaires autochtones des provinces et des territoires et les dirigeants des organisations autochtones nationales

Le 17 avril 2013

(La version prononcée fait foi.)

Monsieur le Ministre des Affaires autochtones et du Nord du Manitoba,

Monsieur le Premier Ministre du Nouveau-Brunswick,

Madame la Première Ministre du Nunavut,

Monsieur le Premier Ministre des Territoires du Nord-Ouest,

Messieurs les Ministres des Affaires autochtones de l’Ontario, du Manitoba et de Terre-Neuve-et-Labrador,

Monsieur le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations,

Madame la Présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada,
Madame la Présidente de Femmes de la Nation Métis,

Mesdames et Messieurs les représentants des autres organisations autochtones présentes,

Mesdames et Messieurs,

Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais remercier la direction du Groupe de travail sur les affaires autochtones pour l’organisation de cette rencontre. Nous savons l’énergie qu’il est nécessaire de déployer pour réunir autour d’une même table les ministres provinciaux et territoriaux ainsi que les dirigeants des organisations autochtones nationales. Alors, je vous dis : « Bravo! »

Les enjeux que vous avez retenus comme objet de discussion me préoccupent sérieusement. C’est avec beaucoup d’intérêt que je souhaite m’y pencher avec vous tous afin que le gouvernement du Québec puisse agir avec diligence.

Cela dit, je ne pourrais passer sous silence l’absence de représentants du gouvernement fédéral. Le gouvernement du Canada joue un rôle majeur dans les dossiers que nous aborderons au cours des prochaines heures. Le Québec souhaite un réengagement du fédéral dans l’élaboration et la mise en place des mesures que nous identifierons pour venir en aide aux communautés autochtones. Le gouvernement du Canada doit être un partenaire actif à ce chapitre, à la hauteur de ses responsabilités constitutionnelles et fiduciaires à l’endroit des Autochtones. Qu’à cela ne tienne. Nous sommes ici parce que nous avons à cœur l’amélioration du bien-être des nations autochtones. Alors, allons de l’avant.

Le gouvernement du Québec consacre beaucoup d’énergie au bien-être des nations autochtones. La situation des femmes autochtones en particulier nous interpelle vivement. À cet égard, j’aimerais brièvement mentionner trois plans d’action nationaux qui concernent les femmes autochtones.

En premier lieu, nous avons élaboré le Plan d’action gouvernemental pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2011-2015. Ce plan a permis d’explorer des pistes d’action pour prévenir l’exploitation sexuelle et venir en aide aux femmes qui veulent quitter le milieu de la prostitution. Au Québec, comme partout ailleurs, l’exploitation sexuelle touche davantage les femmes, les adolescentes et les fillettes. Parmi celles qui se prostituent, plusieurs sont d’origine autochtone. C’est pourquoi nous tenterons de cibler des mesures propres à leur situation. Un comité ministériel sera d’ailleurs créé à cette fin.

Par ailleurs, bien que le sujet soit tabou, nous savons que les personnes aînées subissent parfois des abus. C’est pourquoi, dans le cadre du Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées 2010‐2015, le gouvernement du Québec soutient financièrement l’embauche de coordonnateurs autochtones qui ont pour mandat de susciter la concertation régionale dans le but de prévenir et dépister les abus envers les aînés.

Enfin, le Plan d'action gouvernemental 2012-2017 en matière de violence conjugale a été lancé en décembre dernier. Le volet autochtone de ce plan propose 35 mesures destinées spécifiquement à la population autochtone. Ces mesures touchent essentiellement les trois aspects suivants : la prévention de la violence et la promotion de la non-violence; le dépistage et la prévention précoce; de même que l’intervention policière, judiciaire et correctionnelle.

Bien entendu, la question de la violence faite aux femmes autochtones doit être abordée en privilégiant une collaboration étroite avec divers partenaires œuvrant dans le domaine. C’est pourquoi le Secrétariat aux affaires autochtones du Québec, que je dirige, finance des organismes représentant les membres des Premières Nations et la population inuite qui travaillent auprès des communautés autochtones.

Je suis également consciente que plusieurs groupes de travail fédéraux, provinciaux et territoriaux abordent eux aussi la question de la violence à l’endroit des femmes autochtones. J’en suis reconnaissante et c’est pourquoi, lorsqu’il me sera possible de le faire, je m’engage à collaborer avec ces groupes. Je crois que nous avons intérêt à tous travailler de concert pour que nos efforts se traduisent en résultats concrets.

Il n’y a aucune raison aujourd’hui que soit tolérée la violence faite aux femmes.

Je vous remercie de votre attention.


  • Les ministres responsables des Affaires autochtones des provinces et des territoires et les dirigeants des organisations autochtones nationales lors de leur rencontre Winnipeg les 16 et 17 avril 2013.


Signature gouvernementale
Secrétariat aux affaires autochtones
905, avenue Honoré-Mercier, 1er étage - Québec (Qc)  G1R 5M6 - 418 643-3166
Last update: April 23, 2013
Online as of: April 22, 2013