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Secrétariat aux affaires autochtones

Val-d'Or, un an plus tard : le gouvernement poursuit ses efforts pour soutenir les femmes autochtones

Il y a un an, l’émission Enquête de Radio-Canada dévoilait de graves allégations d’abus qui auraient été commis à Val-d’Or par des policiers à l’endroit de femmes autochtones en situation de vulnérabilité. L’histoire de ces femmes avait choqué le Québec et provoqué une profonde vague d’indignation. La détresse de ces femmes et le courage dont elles ont fait preuve pour dénoncer ces gestes réclamaient alors une intervention rapide du gouvernement du Québec.

Dans les jours qui ont suivi les révélations, le premier ministre rencontrait les chefs des Premières Nations et annonçait des aides financières immédiates de plus de 6 millions de dollars permettant de déployer rapidement un ensemble de mesures concrètes. Ainsi, les capacités d’accueil du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or ont considérablement été renforcées. Un centre de jour autochtone a aussi pu être ouvert à Val-d’Or pour les personnes en situation d’itinérance et pour les femmes en difficulté. Un important chantier de 24 logements sociaux, dont la construction est déjà amorcée, pour les familles autochtones a également été annoncé.

Les enquêtes sur les allégations rapportées dans le reportage d’Enquête ont, sans tarder, été transférées au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Aussi, afin de s’assurer que les enquêtes sont menées de façon impartiale, intègre et transparente, une observatrice indépendante a également été nommée, et deux policiers autochtones se sont joints à l’équipe du SPVM.

De plus, depuis l’entrée en fonction du bureau des enquêtes indépendantes (BEI), il a été décidé que toute nouvelle plainte en matière sexuelle visant des policiers y sera dorénavant transmise.

Enfin, le gouvernement a mandaté l’organisme Services parajudiciaires autochtones du Québec afin qu’il accompagne les Autochtones qui souhaiteraient déposer une plainte, que ce soit à Val-d’Or ou ailleurs sur le territoire québécois.

Ces dispositions ont permis de parer au plus urgent, mais nos efforts doivent être soutenus afin de s’attaquer durablement aux divers problèmes vécus par les Autochtones. C’est dans cette optique que le gouvernement a lancé, lundi dernier, un programme d’aide de plus de 9 millions de dollars supplémentaires, spécialement consacré aux Autochtones en milieu urbain.

Les évènements de Val-d’Or ont également soulevé la question d’une enquête publique sur les relations entre les services policiers et les membres des Premières Nations. Conscient que cette question était essentielle, le gouvernement du Québec s’est assuré que la Commission d’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, qui a officiellement débuté le 1er septembre dernier, abordera cette question.

Le gouvernement du Québec a en effet adopté un décret, en vertu de la Loi sur les commissions d’enquête, qui fait précisément référence aux évènements de Val-d’Or et qui exige que la Commission examine les relations entre les communautés autochtones et les services publics relevant du Québec, incluant les corps de police ainsi que les établissements de santé, de services sociaux et d’enseignement.

En d’autres termes, au Québec, la Commission d’enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées devra aussi se pencher sur le travail des corps policiers. En outre, elle aura l’obligation de présenter un rapport au gouvernement du Québec.

Depuis un an, le gouvernement du Québec a donc activement mis en œuvre un ensemble de nouvelles mesures visant une amélioration concrète de la qualité de vie des Autochtones en milieu urbain, et plus particulièrement des femmes autochtones.

Un travail considérable reste à faire. Mais un an après Val-d’Or, on peut aussi constater des signes positifs et encourageants. Il faut souligner le travail remarquable des organismes communautaires, de la Ville de Val-d’Or et des leaders autochtones pour relever les défis auxquels nous faisons face. Le gouvernement continuera à travailler en collaboration avec ces partenaires. Continuons ensemble.

 

Geoffrey Kelley
Ministre responsable des Affaires autochtones

Martin Coiteux
Ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire
Ministre de la Sécurité publique

Lise Thériault
Vice-première ministre
Ministre responsable de la Condition féminine

Luc Blanchette
Ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs
Ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue                                              

Signature gouvernementale
Secrétariat aux affaires autochtones
905, avenue Honoré-Mercier, 1er étage - Québec (Qc)  G1R 5M6 - 418 643-3166

Mise en ligne : 24 octobre 2016