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Secrétariat aux affaires autochtones

Inuits

Au Québec, la quasi-totalité de la nation inuite habite au nord du 55e parallèle, le Nunavik. Environ   10 000 Inuits et quelques centaines d’autres personnes vivent dans 14 villages situés sur le littoral de la baie d’Hudson, du détroit d’Hudson et de la baie d’Ungava. Leur langue maternelle est l’inuktitut, parlée par plus de 95 % des Inuits. La langue seconde est majoritairement l’anglais, mais l’emploi du français connaît une nette progression depuis quelques années.

Au cours des années 1950, les Inuits sont passés très rapidement du semi-nomadisme à la sédentarité et ont dû s’adapter en quelques décennies à des siècles d’évolution technologique, ce qui a modifié profondément leur mode de vie. Aujourd’hui, ils tiennent à conserver leurs valeurs, leur langue et leur culture, tout en maintenant des liens harmonieux avec le reste du Québec.

La Convention de la Baie-James et du Nord québécois

La Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ), signée en 1975 entre les Inuits, les Cris et les gouvernements du Québec et du Canada, a mené à la création de plusieurs institutions que dirigent les Inuits depuis. De nombreux organismes ont été créés dans la foulée de la convention. La Société Makivik, constituée en 1978, est la porte-parole des Inuits en ce qui concerne la protection de leurs droits et de leurs intérêts liés à la CBJNQ. Également créée en 1978, l’Administration régionale Kativik (ARK) est un organisme supramunicipal, composé de représentants de chaque village nordique et qui exerce sa compétence dans différents domaines de l’administration publique, dont le développement économique, les transports, les services policiers, les télécommunications et la protection de la faune. Quant aux corporations de villages nordiques, elles sont administrées par des conseils municipaux élus, dont le fonctionnement est semblable à celui des municipalités du sud de la province. Parmi les autres institutions et organismes inuits, mentionnons la Commission scolaire Kativik et la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik. Depuis la fin des années 1950, le mouvement coopératif joue un rôle de premier plan dans l’évolution économique du Nunavik. La Fédération des coopératives du Nouveau-Québec est, avec la Société Makivik, le principal acteur économique de la région.

Les liens institutionnels entre les Inuits et le Québec

Depuis plus de 30 ans, la mise en œuvre de la CBJNQ a entraîné l’intensification des liens entre les organismes publics nordiques et les ministères du gouvernement du Québec en matière de développement de politiques, d’accroissement du financement et d’adaptation du cadre législatif. Au cours des dernières années, par exemple, le Québec et les Inuits ont conclu l’Entente Sanarrutik, en 2002, afin d’accélérer le développement économique et communautaire du Nunavik. En 2004, le gouvernement du Québec et l’ARK ont signé l’Entente Sivunirmut, qui a permis de regrouper une grande partie du financement provenant de plusieurs ministères et organismes en une seule enveloppe globale. Trente ans après la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, la rencontre Katimajiit, qui s'est déroulée à Kuujjuaq, en août 2007, a permis de mobiliser les décideurs politiques de tous les ordres de gouvernement ainsi que les leaders Inuits, afin de favoriser de nouveaux horizons socioéconomiques pour le Nunavik.

Sur le plan de l’autonomie gouvernementale, les Inuits ont fait valoir au gouvernement du Québec, dans les années 1980, leur aspiration à une institution gouvernementale qui leur soit propre. La question a commencé à se préciser vers la fin des années 1990 par la création de la Commission du Nunavik et, en 2003, par la signature, entre le Québec, les Inuits et le gouvernement fédéral, d’une entente-cadre portant sur la négociation à entreprendre pour qu’un gouvernement régional soit formé et placé sous la juridiction du Québec.

En décembre 2007, les trois mêmes parties ont conclu une entente de principe qui fixe le cadre et le processus selon lesquels le futur gouvernement régional du Nunavik pourrait être créé : cette institution régionale évoluerait sous la juridiction du Québec, serait de nature publique et proviendrait de la fusion de l'Administration régionale Kativik, de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik et de la Commission scolaire Kativik.

Le 27 avril 2011 le Nunavik a tenu un référendum sur un projet de gouvernement régional. Cette proposition a été rejetée. Les négociations sont donc suspendues depuis ce temps. Le gouvernement du Québec demeure ouvert au dialogue avec les Inuits sur cet enjeu.

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Dernière mise à jour : 7 janvier 2014
Mise en ligne : 29 octobre 2004