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Secrétariat aux affaires autochtones

Micmacs

La péninsule de la Gaspésie compte trois communautés micmaques totalisant plus de 5 000 personnes : Listuguj (3 300 personnes, dont 1 900 résidents); Gesgapegiag  (500 personnes, dont 1 200 résidents) et Gespeg, dont les quelque 500 habitants vivent hors réserve. Les Micmacs de la Gaspésie font partie d’une nation présente également dans les provinces du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

La langue micmaque est enseignée à l’école et elle est encore parlée dans les communautés de Listuguj et de Gesgapegiag. La plupart des Micmacs de Gaspé parlent  français, tandis que la langue seconde des deux autres communautés est l’anglais.

L’originalité de la culture micmaque réside dans son adaptation aux activités liées à la pêche hauturière. Les Micmacs auraient notamment développé l’art de construire des embarcations destinées à ce type de pêche. À la fin du XVIIIe siècle, à la suite de changements socioéconomiques profonds ayant marqué la société gaspésienne, nombre de Micmacs sont devenus bûcherons, ouvriers ou travailleurs de la construction.

La pêche au saumon fait toujours partie de la vie sociale et économique des Micmacs. Depuis 1982, la communauté de Listuguj signe des ententes à ce sujet avec le gouvernement du Québec. Elle applique maintenant son propre plan de pêche, dans le respect de la conservation de la ressource. Durant les années 1980, la communauté de Listuguj a élaboré un premier plan de développement touristique portant, entre autres réalisations, sur l’aménagement d’un centre d’interprétation de la culture micmaque dans le vieux monastère du village.

De leur côté, les Micmacs de Gesgapegiag ont participé à la création, en 1982, de la Société de gestion de la rivière Cascapédia. Le conseil d’administration de la société est composé en nombre égal d’Autochtones et d’Allochtones. Les activités de la société génèrent pour les Micmacs une trentaine d’emplois liés à la pêche au saumon. La communauté exploite également une coopérative d’artisanat micmac; des paniers de frêne et de foin d’odeur sont exportés tant au Canada qu’aux États-Unis.

Pour sa part, la bande de Gespeg a inauguré, en 1987, un centre communautaire et, à l’été 1993, un village traditionnel micmac. Puis, en 1999, elle a entrepris avec les gouvernements du Québec et du Canada une négociation concernant l’obtention de son autonomie gouvernementale.

En 2001, les trois communautés se sont unies pour former un organisme politique et administratif, le Secrétariat Mi’gmawei Mawiomi, afin de se donner des services communs, d’établir des liens avec des partenaires allochtones, notamment dans les secteurs de la pêche et de la foresterie, et de préparer la négociation en matière de revendication territoriale globale. Les Micmacs ont aussi mis sur pied différents services pour améliorer les conditions de vie de leurs différentes communautés.

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Dernière mise à jour : 19 mai 2009
Mise en ligne : 29 octobre 2004