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Secrétariat aux affaires autochtones

Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparueset assassinées : un an déjà

Québec, le 3 juin 2020. – Il y a aujourd’hui un an que le rapport de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) intitulé Réclamer notre pouvoir et notre place a été rendu public. Le rapport soulevait de nombreuses lacunes quant à la sécurité des femmes autochtones et à la violence dont elles étaient victimes. Pour le Québec précisément, 21 appels à la justice ont été formulés. Dans la foulée, le gouvernement du Québec déposait, en septembre 2019, le rapport de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec (Commission Viens), lequel comportait des appels à l’action en lien avec celles de l’enquête fédérale.

Le gouvernement du Québec s’est engagé à mettre en œuvre ces appels à la justice en collaboration avec les représentants et les organisations autochtones. Des rencontres ont permis de dégager conjointement des enjeux à prioriser notamment le logement, la sécurité des femmes et des enfants, ainsi que la sécurité publique, en plus d’établir une structure conjointe de mise en œuvre des appels à la justice.

Pleinement conscient des défis à relever, le gouvernement a aussi annoncé une somme de 200 millions de dollars sur cinq ans dans le budget qui a suivi le dépôt des rapports afin de :

  • Favoriser les réussites éducatives des jeunes Autochtones;
  • Sensibiliser les intervenants des services publics aux réalités autochtones;
  • Soutenir le bien-être des femmes et des filles autochtones;
  • Améliorer l’accès à des services culturellement adaptés et qui répondent aux besoins exprimés par les Premières Nations et les Inuit.

Les conclusions de l’ENFFADA ont eu pour effet de mobiliser le gouvernement qui travaille activement à la mise en œuvre des appels à la justice figurant dans le rapport. Ainsi, des efforts importants ont été consacrés notamment au développement des formations destinées aux employés de l’État afin de combattre les préjugés et travailler à la mise en place d’un contexte culturellement sécurisant dans les services publics québécois. Le gouvernement du Québec a également consenti, dans le cadre d’ententes tripartites, des efforts particuliers afin de garantir la pérennité des services de police autochtones. Des travaux importants sont par ailleurs menés afin que les instances gouvernementales concernées disposent de mécanismes légaux leur permettant de remettre aux familles autochtones les informations relatives aux enfants qui seraient disparus à la suite d’une admission dans un hôpital ou dans tout autre centre de santé au Québec.

Rappelons aussi que le gouvernement du Québec poursuit en parallèle le déploiement des mesures du Plan d’action gouvernemental pour le développement social et culturel des Premières Nations et des Inuits, comme stipulé dans les appels à la justice de l’ENFFADA. Parmi les nombreuses interventions proposées dans le Plan d’action, plus de 26 mesures peuvent bénéficier particulièrement aux femmes et aux filles autochtones, en abordant notamment les problèmes de violences familiale et conjugale, de violences sexuelles ainsi que d’exploitation sexuelle et de la main-d’œuvre.

Situation des femmes autochtones

Dans le contexte de la pandémie de la COVID-19, le gouvernement a été particulièrement attentif à la situation des femmes autochtones. Afin de répondre rapidement aux besoins accrus des femmes autochtones durant la pandémie, le Secrétariat à la condition féminine et le Secrétariat aux affaires autochtones (SAA) tiennent régulièrement des rencontres d’information avec les acteurs qui travaillent auprès de ces dernières, et ce, en partenariat avec les ministères et les organismes du gouvernement du Québec concernés par les enjeux soulevés. Ces rencontres ont notamment conduit à :

  • l’attribution d’un financement d’urgence aux maisons d’hébergement autochtones situées en milieu urbain et dans les communautés conventionnées, afin d’améliorer la sécurité de leurs installations et d’assurer la poursuite de leurs activités (programmes et services) de façon adéquate dans un contexte d’accroissement de la demande;
  • la création d’un fonds de soutien d’urgence, par l’entremise du Regroupement des centres d’amitié autochtones, à l’intention des centres d’amitié autochtones qui font face à des besoins urgents liés à la COVID-19 et dont les fonds disponibles sont insuffisants pour couvrir les coûts engendrés. Cette initiative a notamment permis la bonification des services psychosociaux et d’accompagnement des familles grâce aux 200 000 $ du SAA et aux 200 000 $ du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Citations

« L’Enquête nationale a mis en lumière des situations qui ont été ignorées depuis trop longtemps. Elle a permis de produire un nombre important d’appels à la justice cruciaux qui continuent de mobiliser nos efforts. Nous devons continuer de travailler, avec les instances autochtones, à la concrétisation de ces appels à la justice. Notre gouvernement réitère cet engagement. Dans le cadre de nos travaux, nous devrons continuer à prioriser la sécurité et le bien-être des femmes autochtones. Cet enjeu nous concerne tous. Ce travail est d’une importance capitale et c’est ensemble que nous continuerons de le faire. »

Sylvie D’Amours, ministre responsable des Affaires autochtones

« Tout comme mes collègues, je suis très sensible à la situation des femmes et des filles autochtones victimes de violence. Notre soutien à leur égard doit se manifester concrètement dans nos lois et nos institutions. C’est pourquoi nous poursuivrons nos discussions avec le gouvernement fédéral et maintiendrons une bonne collaboration. Il faut faire avancer les choses et offrir aux femmes et filles autochtones un environnement sécuritaire favorisant leur bien-être. »

Sonia LeBel, minist e de la Justice

« Plus de 14 millions de dollars seront investis d’ici 2023 pour lutter contre la violence faite auxfemmes autochtones. L’expérience récente, relativement à la COVID-19, nous démontre qu’il faut être vigilants et agir rapidement devant l’apparition ou l’aggravation de certains problèmes. Je compte sur le comité de travail Femmes autochtones, pour obtenir un portrait juste de la situation et travailler de concert avec le gouvernement du Québec sur les avenues les plus pertinentes pour répondre aux besoins. Nous devons demeurer à l’écoute et être proactifs pour assurer la sécurité et la qualité de vie des femmes autochtones»

Isabelle Charest, ministre responsable de la Condition féminine et ministre déléguée à l’Éducation

Événements phares faisant suite au dépôt du rapport de l’ENFFADA

  • Excuses du premier ministre aux Premières Nations et Inuit au Québec au nom de l’état québécois à l’Assemblée nationale.
    (2 octobre 2019)
  • Adoption à l’unanimité par l’Assemblée nationale d’une motion « visant à reconnaître les principes et à s’engager à négocier la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ». (8 octobre 2019)
  • À l’initiative de la ministre responsable des Affaires autochtones, première grande rencontre sur les suites des commissions avec les chefs autochtones du Québec et les dirigeants des organismes autochtones.
    (Québec, 17 octobre 2019)
  • À l’initiative des chefs et dirigeants d’organismes autochtones, deuxième grande rencontre sur les suites des commissions avec la ministre responsable des Affaires autochtones.
    (Montréal, 27 janvier 2020)

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Signature gouvernementale
Secrétariat aux affaires autochtones
905, avenue Honoré-Mercier, 1er étage - Québec (Qc)  G1R 5M6 - 418 643-3166
Mise en ligne : 3 juin 2020